Ségovie n´a jamais été un référence pour les écrivains ni sujet d´inspiration pour les grandes oeuvres littéraires mais sa présence, est celle de ses habitants, est permanente dans la littérature espagnole.
Le roi Alphonse Xème le savant recueille certaines de ses légendes dans le livre « Cantigas de Santa María » ; le vitaliste et courageux Juan Ruiz, Archiprêtre de Hita, choisi la ville comme ligne d´arrivé d´un de ses voyages ; et les romanciers du Siècle d´Or de la littérature espagnole, Miguel de Cervantes, Castillo Solórzano, Jerónimo de Alcalá Yañez et Francisco de Quevedo, ont récupéré les Picaros, héros de la littérature espagnole des XIVe et XVIe siècles caractérisé par son espièglerie, et personnages comme Rinconete Et Cortadillo, Le Bachelier Trapaza, Alonso le donando hablador, El Buscón Don Pablos ou le Domine Cabra, personnages principaux de ses romans.
Mais les écrivains espagnols ont mis du temps pour se sentir attirés par le paysage et seulement en lisant entre les lignes on pourra entrevoir les émotions que Ségovie à pu réveiller dans chacun d´eux.
À Francisco de Quevedo la ville a dû l´impressionner vivement : « Dans nos conversations on à vu les maisons de Ségovie et mes yeux se sont grisés ». Pour Lope de Vega, un monument comme l´Aqueduc – Le pont- un prétexte pour quelques verses : « Oh, toi, qu´entre les pierres l´Eresma / accablé / le poids du pont de Ségovie ».
Le meilleur chant à la ville, synthétisé dans ses trois motifs d`orgueil – L´industrie de tissus, l´Aqueduc et la pinède de Valsain- sorti de la plume du poète épique Bernardo de Valbuena : « Voila Ségovie, où la finesse / d´Aracne dans toisons inquiète ; / et la royale du pont de Trajano, / et le Balsahín, ou paradis humain ».
Avec l´arrivé du XXème siècle, et de la main des écrivains de la génération du 98, venait une nouvelle sensibilité entre le paysage et la découverte de Ségovie comme sujet littéraire. « comme l´ombre du calice vert se voyait le peuple », écrivait enthousiasmé Pio Baroja en contemplant de la Vera Cruz comme Ségovie « remarquée sur le vert des feuilles, en faisant le tour, se découpant dans le ciel d´acier et d´opale »
Miguel de Unamuno fait l´éloge aimablement du monument qui persiste pendant les siècles passent, comme un symbole inamovible de notre ville, en écrivant les suivantes lignes. « Ces pierres, entassées techniquement sans aucun mortier, chanfreinées par les eaux et les soleils et les vents des siècles, conservent ses individualités chacune d´elles et sont comme d´autres soldats en ordre de bataille... »
Un autre illustre de notre littérature qu´avec ses mots dessine le beau portrait de cathédrale de Ségovie c´est José Ortega y Gasset, devant lui la ville s´étendait de cette manière : « â main gauche, au loin, navigue, entre les jaunes champs de blé, la cathédrale de Ségovie, comme un énorme transatlantique mystique qui annule avec sa corpulence le reste des maisons. Il prends à ces heures une couleur d´olive, et grâce à une illusion optique il avance à travers la moisson. Entre ses arcs-boutants en voit les coupures du bleu, comme entre les gréements et les haubans d´un navire... »
Ramón Gomez de la Serna fasciné par l´Aqueduc, Il dédie un roman à ce chef d´œuvre « La grande falaise du temps, géant, distributeur de la perspective... »
Azorín, situe à Ségovie le déroulement de son roman « Doña Inés », s´escortait devant toute la ville, qui lui doit les plus brillantes descriptions qu´on a fait d´elle : « La vision que le voyageur trouve à Ségovie, bouille dans un chaos magnifique entre les monuments de la ville. L´esprit se repli de palais, chapelles, arcs, chapiteaux, grilles, fenêtres, tours, retables... L´imagination, éblouie, dans les heures du souvenir va d´une merveille vers une autre,. Nous ne pouvons pas mettre en ordre le calme dans l´admiration ».
Maria Zambrano, évoque son enfance à Ségovie étant à l´exile : Une sphère cristalline qui contient la ville sans pression ni à part du destin humain. Un cristal qui se forme grâce à la lumière et la pureté de l´air. Et quand il fait nuit, même sombre, le cristal se laisse sentir comme si à cette hauteur la région de l´univers commence et où la terre fini et le cristal commence, frontière entre deux matières »
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